20 octobre 2007

Rando des ETOILES - Compte rendu

Compte Rendu de la randonnée Pédestre. Lundi 15 Octobre 2007. (3kms)

Météo du jour: ciel bleu, soleil, temps doux.
Pendant que les 6kms marchaient le long du canal de Bergues et dérangeaient (dixit Gérard) les canards qui n’arrivaient plus à caqueter plus fort que les ariciens(nes), les 3kms s’en allaient promener dans la paisible ville de Biernes. Les rues tournicotent dans la « banlieue » où, enchâssées dans la verdure, de belles villas au crépis et couleurs différents, offrent au flâneur les dernières fleurs de l’automne. Le presbytère, la plus grande maison de Biernes, est occupée aujourd’hui par la mairie. L’église St Géry, deux fois détruite, a été reconstruite en 1807. Sa voûte unique est en bois, elle possède des orgues travaillées et un reliquaire de St Géry en bois, argent et or. Chaque année, en août, les fidèles se rassemblent pour une neuvaine à l’intention du saint qui guérit les troubles du langage des enfants. On peut aussi prier Ste Apolline en cas de maux de dents dans sa chapelle sur la route du Pont Tournant près du restaurant du même nom où nous a été servi un très bon repas, où le service a été rapide et impeccable. Biernes possède la plus grosse usine d’embouteillage d’une usine de soda mondialement connue

13h30. En route pour le Palais de l’Univers à Capelle la Grande. La 1ere partie est consacrée à l’hémisphère sud. Grâce aux observatoires astronomiques gigantesques installés à Atacama (Andes chiliennes) à 2650ms d’altitude, là où le ciel est pur et sombre, les savants ont découvert des étoiles jusqu’à maintenant inaccessibles. Après le voyage dans le sud, en 2ème partie, retour vers le ciel d’octobre dans la nuit du 14 au 15. Malgré la mauvaise qualité du son, le médiateur scientifique nous a appris à situer sans peine les grande et petite Ourses,Hercule, Orion,Cassiopée etc.

Puis ce fut la visite de Bergues, à pied, en compagnie d’une guide fort intéressante. Nous nous arrêtons devant l’Hôtel de Ville. Alors que la brique jaune sablée domine et donne sa couleur à Bergues,la mairie (1872-1875) est en pierres grises dans un style renaissance. Son toit est surmonté d’une niche où la toison d’or encadre les armes de Philippe IV d’Espagne. S’y dressent des obélisques de pierre. Le portail est entouré de colonnes et une niche abrite le buste de Lamartine qui a été député en 1833 et 1839. En se retournant, le nouveau Beffroi (1961) dynamité par les allemands en septembre 1944 (ainsi que l’église) est tout en briques jaunes qui chatoient au soleil. Sa tour carrée à arcatures et échauguettes s’élance à 47ms. Sous la girouette au lion (nommé Colas) un bulbe renferme les cartes de visite des personnes présentes à l’inauguration. Il abrite 50 cloches…sonnant tous les quarts d’heure. On pénètre dans l’Eglise Saint Martin par le portail roman (1595), une coquille Saint Jacques y est sculptée. L’église reconstruite en 1951 est lumineuse grâce au jaune de ses briques et à ses vitraux. Elle n’a que deux nefs, elle est très sobre, peu de décoration si ce n’est un chemin de croix émaillé, un Christ crucifié et une Vierge sculptés dans les poutres calcinées d’une maison. Le chœur est très grand , on y donne des concerts, l’acoustique étant parfaite. Le clocher est indépendant
A côté de l’église, la Citerne Militaire (1725) composée de deux réservoirs parallèles souterrains contenait 700.000 litres d’eau. En face, le Mont de Piété. Son pignon sud (1630) est aveugle de style baroque, briques jaunes toujours. Ici, l’architecte a décoré l’ensemble, trois étages surmontés d’un pignon, de nombreux motifs de décoration. Le même soin a été apporté aux façades de l’immeuble, (musée aujourd’hui). Sa toiture comprend deux rangées de lucarnes. Dans les rues, notre guide nous signale des maisons typiques, celle d’un bâtisseur de maisons en pierre par exemple, son nom ,sa profession sont inscrits en latin sous le toit. Des ancrages, des niches, des bas-reliefs, des frontons triangulaires au dessus de portails ornent bien des maisons. Nos pas nous mènent vers l’arrivée d’un canal souterrain. Passant par un tunnel, les barques de maraîchers y accostaient (passage de la jardinière). Cet endroit, malgré les rats, servait de lavoir et de « radio trottoir ». La Porte de Marbre (XVIII) menait à l’abbaye érigée sur un point haut (25ms), le Groenberg. IL n’en reste que la grosse Tour Carrée (XII), c’est la plus ancienne construction de la ville. La Tour Pointue (1818) est militaire, elle servait de repère pour les pilotes rentrant à Dunkerque. La visite se termine en car. Les fortifications médiévales remontent au XV ième. A la fois porte d’eau et tour de flanquement, la Tour Nestorstor doit son nom à un animal fantastique errant dans les eaux dormantes. Quant à la Porte de Cassel avec pont-levis, elle date de Vauban (1752) Son fronton est orné d’un soleil, symbole de Louis XIV, et, entre les bras du pont-levis, l’écu à fleurs de lys.
Bergues est une très jolie ville, elle mériterait un nouveau passage!.
Tous nos remerciements à Léon et Emile pour la très bonne organisation de la journée et le souci du respect des horaires.
Françoise H.

Qu’est-ce qu’un follart? .Saint Martin, ayant perdu son âne, avait demandé aux enfants munis de lanternes de le retrouver. Au lieu d’excréments les enfants ont découvert… des gâteaux. Depuis, chaque année, ils se promènent en procession la nuit de la Saint Martin et ensuite dégustent des follarts.






17 septembre 2007

HALLE et ses environs

Compte Rendu de la Randonnée Pédestre. Lundi 17 Septembre 2007 .(6kms)
De Tournai à Halle, la campagne est belle, verdoyante et vallonnée. Le soleil a brillé toute la matinée et le ciel s'est obscurci en fin d'après midi. Les dieux étaient avec nous en cette première journée « aricienne » d'après les vacances.
Les 6kms ont été débarqués en bordure de la forêt de Halle. Après un départ quelque peu acrobatique dans un chemin occupé par des engins de Travaux Publics, c'est une magnifique forêt qui s'offre aux regards. Les fûts lisses des hêtres s'élancent droits vers le ciel à plus de 20 ms, les sous- bois sont bien dégagés et un rayon de soleil joue à travers les feuillages. De temps à autres, s'y mêlent des châtaigniers, des chênes et des érables. Au sortir de la forêt s'étale la plaine vallonnée et agricole: des champs de maïs ou de pommes de terre alternent avec les prairies où les vaches sont couchées. Elles ruminent, semblent se parler.... en flamand ou en français? Un problème linguistique aussi chez les bovins? A un certain moment, les ariciens ont marché sur la route, les uns en Flandres, les autres en Wallonie. Dans les faubourgs de Halle, un beau quartier résidentiel avec ses villas cossues en briques jaunes lissées et jardinet très bien entretenu. En arrivant dans la ville, passage sur le canal Bruxelles-Charleroi et sur la Senne avant d'atteindre le restaurant « Atlanta » où le repas fut pris dans une bonne ambiance avant la visite de Halle.
Halle est un important lieu de pèlerinage à Notre Dame depuis le 13iéme siècle. La ville est vouée au culte de la Vierge Noire offerte à l'église en 1267. Halle est jumelée à Mouvaux où une Vierge Noire est amenée chaque année à la chapelle dite des malades.
Ce qui frappe en entrant dans la basilique St Martin, ce sont la luminosité, les couleurs et la hauteur de la nef centrale (1341-1399), sans transept saillant, érigée dans le plus pur style gothique flamboyant brabançon.
A la hauteur des triforiums au-dessus du maître-autel, contre les piliers, les statues très colorées des apôtres sont placées sous des petits baldaquins. Le fait d'être placés contre les piliers du choeur a un sens symbolique : les apôtres étant les piliers sur lesquels Jésus a fondé son Eglise. Trois de ces statues, St Pierre, St Jean et St Paul sont plus trapues et posées sur un socle. De chaque côté du chœur, les signes distinctifs d'une basilique, le parasol à rayures et le tintabulum . Dans le déambulatoire, deux chapelles . Au dessus du tabernacle mural aux portes en cuivre ajourées (1409) des sculptures représentent dans une chapelle, le lavement des pieds et la Cène, dans l'autre, l'entrée à Jérusalem et le jardin de Gethsémani. Superbes et fines sculptures en « haut relief », c à d sur trois plans avec couleurs et dorures.
Dans la nef gauche, la chapelle de Trazegnies où un immense retable en albâtre (1533) de style Renaissance représente les sept sacrements. Notre guide nous fait remarquer la couleur verte d'origine de certains vitraux, ce qui est extrêmement rare, seules les couleurs bleues et rouges ont résisté au temps. La chaire de Vérité est un pur joyau du style baroque du 17'èm" siècle. Dans la chapelle, à droite de la tour d'entrée, les Fonts Baptismaux (1466) en cuivre, sont une pièce monumentale posée sur un socle octogonal et ornée de statuettes Son énorme couvercle est décoré d'apôtres, de cavaliers et d'un groupe représentant le baptême du Christ. Il se soulève au moyen d'un astucieux levier. Nous n'avons vu qu'une infime partie des merveilles de cette basilique qui regorge de sculptures, statues, tapisseries; objets en argent avec partout des dorures et des couleurs.
Nous revoici à l'entrée de l'église, dans la tour carrée, légèrement décentrée par rapport à l'autel. Cette tour a cinq étages, elle est flanquée de quatre tourelles aux quatre angles et coiffée d'un lanterneau. On peut voir, surmontant le baptistère, une petite montgolfière. Dans le grand portail méridional, la Vierge à l'Enfant sourit aux anges musiciens, dans le petit portail, les trois rois mages semblent se parler.
Il nous reste la crypte à visiter. Terminée en 1402, elle a été aménagée probablement pour conserver la souche d'un arbre séculaire, premier témoin supposé d'un ancien culte à la Vierge. Cet espace en demi cercle avec niches, conserve des joyaux et trésors. On peut admirer, par exemple, l'ostensoir de Bruxelles offert par Louis XI, des objets du culte précieux et surtout la robe à appliques d'argent de Notre Dame offerte en 1765.
Voisin de la basilique, l'Hôtel de Ville, de style Renaissance présente une façade harmonieuse. Au centre de la petite place, s'élève la statue de François Servais, (1907-1870) violoniste de renommée internationale.
La petite ville de Halle est bien agréable, malgré ses magasins fermés le lundi et .... ses panneaux indicateurs désormais tous en langue flamande ! Le retour s'est effectué sous la pluie, ce fut une très bonne journée, aricienne c à d sympathique grâce à ses responsables Georges et Pierre
Françoise H.

29 août 2007

JOURNEE PIQUE NIQUE 2007

Lundi 20 août ,journée pique-nique de l’ARIC .


Il pleut des cordes sur la route
mais en arrivant aux Evoiches la pluie quoique persistante ralentit son rythme
De très jolies tentes-abris sont déjà installées Nos guides nous attendent
Vers 10 heures 31 ariciens et ariciennes s’enfoncent dans la forêt avec des parapluies de toutes les couleurs qui du ciel doivent ressembler à des fleurs.
Les oiseaux sont cachés mais des limaces oranges parsèment le chemin.
Yves notre guide, lors des pauses raconte l’historique de Marchiennes, ce qui pigmente notre parcours. Après s’être séparé les 2 groupes se retrouvent d’abord pour les photos, ensuite pour la traditionnelle sangria ce qui contribue très vite à augmenter l’ambiance d’un degré. Puis chacun sort son repas autour des tables nappées ; de bonnes bouteilles font leur apparition et en finale des tartes circulent apportant encore plus de convivialité
(Certains en ont fait même une dégustation)
L’après midi c’est le choix la pluie ayant cessé les participants se partagent entre la pétanque et la promenade digestive, certains préfèrent les cartes sous la tente. La promenade nous amène au pré des Nonnettes ; nous ne voyons pas de « gorges bleues » cousins des rouges-gorges mais cinq beaux hérons cendrés
Yves nous donne des explications persillées d’anecdotes qui amènent des sourires dans l’assistance.
Malgré l’inquiétude due au temps dès l’aurore, la journée valut vraiment la peine d’être vécue
Christine M.
PS Remerciements aux participants pour leur courageuse présence malgré la météo, mais aussi à nos guides Yves et Pierre ,ainsi qu’aux Amis de la Vigilante
(société de pèche de Marchiennes) pour leur accueil exceptionnel et spontané sans qui notre sortie n’aurait pas été ce qu’elle a été
Merci également à Christine pour son CR plein de poésie Léon C.
Pour voir toutes les PHOTOS en DIAPORAMA

21 mai 2007

COMPTE RENDU DU LUNDI 21 MAI 2007

Une centaine d'ariciens (nes) sont au rendez vous ce lundi matin.
Huit heures 30. nous partons pour une plage du littoral belge. Destination Oostduinkerke. Pleuvra, ne pleuvra pas ?
Les participants aux 3 et 6 km entament leur randonnée en débarquant sur les quais du Normandie et de la Péniche.
Les 10 km partiront du parking des bus situé en bord de plage, point de rendez vous final des 3 groupes.
Nous avons le plaisir de découvrir de très jolies villas nichées au milieu des dunes, d'emprunter un court moment un chemin ensablé ....et pour cause ! puis de retrouver des chemins parfaitement entretenus qui serpentent à travers le Hoge Blekker. Nous atteignons le point culminant de la crête dunaire 33 mètres d'où nous avons un point de vue malheureusement partiellement bouché par les arbres dont le feuillage se développe de jour en jour. Enfin nous débouchons sur la plage, ce que tout le monde attendait, personne ne fut déçu : un bon vent de face nous donna de bonnes couleurs avant de rejoindre les bus.
Ouf nous n'avons pas eu de pluie
Déjeuner à la Brasserie Excelsior sur la place de Veurne :très bon repas, tarte meringuée excellente, petits appétits s'abstenir ; comme toujours en Belgique, l'eau est rare ... sans doute ne pleut il pas assez !!
A 15 heures trois guides nous attendent sur la place de Veurne. Durant 2 heures 30 notre guide nous parlera de Veurne et de son évolution à travers le temps.
La plupart des monuments furent construits pendant le règne des archiducs Albert et Isabelle, période de prospérité de la ville. Place forte au 9ème siècle, Furnes s'agrandit et s'entoure d'une enceinte au 14ème siècle. Vauban aménage des fortifications qui sont rasées en 1783. Furnes fut le quartier général de l'armée belge en 1914 et bombardée pendant les deux guerres mondiales.
La procession de Pénitents, organisée par la confrérie de la Solidalité fondée en 1637, réunit chaque année des «pénitents »vêtus d'une sombre robe de bure, coiffés d'une cagoule (afin de ne pas être reconnus), portant une croix (dont le poids varie en fonction de l'importance de la pénitence). Ils défilent ainsi dans le centre de la ville.
Nous visitons l'Hôtel de Ville, superbe bâtiment de style Renaissance flamande avec façade à deux frontons construit en 1596. Les très belles salles de réception et du conseil ont leurs murs revêtus de cuir de Cordoue. Nous accédons aux salles d'audience de l'ancien palais de justice : l'une pour les délits d'intérêt privé, l'autre pour ceux d'intérêt public.
De la « motte » située au milieu du jardin public nous avons une superbe vue sur l'église Sainte Walburge, le beffroi gothique surmonté d'un couronnement baroque et sur l'église Saint Nicolas surmontée d'une belle tour en briques du 13ème siècle. On peut aussi voir une statue dédiée au peintre Delvaux.
L'église Sainte Walburge, détruite par les normands, fut reconstruite au 12ème siècle dans le style roman. Un projet ambitieux entrepris au 13ème siècle ne fut jamais terminé. Seuls furent réalisés le chœur avec ses multiples arcs-boutants à 27 mètres de haut et la base d'une tour située à côté de l'église. Magnifiques stalles Renaissance flamande (1596), chair (1727), orgues et jubé du 18ème siècle, peintures flamandes du 17ème siècle.
Nous terminons notre visite de Furnes par la Grote Mark après avoir contourné le jardin et ainsi découvert de superbes façades parfaitement restaurées. La Grand Place est entourée de très belles maisons anciennes surmontées d'imposants pignons, frontons et corniches datant pour la plupart du début du 17ème siècle.
Après midi très intéressant animé par un guide compétent et amoureux de sa ville.
Merci à Lucien et Michel organisateurs de cette journée ainsi qu'aux accompagnateurs des circuits de randonnée.
MR

22 mars 2007

Compte-rendu de la Randonnée Pédestre . Lundi 19 Mars 2007. (6kms)


De gros nuages se profilaient à l’horizon, des flocons de neige cinglaient les vitres de nos cars bleus en route vers St Quentin. Allions-nous marcher dans la tourmente?. Eh bien non, un miracle, Ste Aric ou quelque autre sainte plus authentique ont eu pitié de nous. Les randonnées se sont déroulées sous un soleil, certes timide, mais tellement bienvenu. Seules, les chaussures ont pu attester que les chemins étaient glaiseux, glissants et parsemés de flaques d’eau. Pas un chant d’oiseau en cours de route, pas un canard sur les eaux tranquilles du canal de St Quentin. Sans étaient-ils à l’abri ou en train de couver… le printemps ayant pris un peu d’avance ces derniers temps.


Un repas excellent nous a été servi au Resto-Marche de Gauchy…champagne à l’apéritif suivi d’un menu digne de nos repas de gala !.

L’après midi, nous sommes accueillis dans les locaux des Papeteries « La Couronne » par une guide de l’office du tourisme de St Quentin qui nous vante les charmes de sa ville, et par un cadre de l’entreprise. Celui-ci va nous faire découvrir d’une façon très ludique « le monde merveilleux de l’enveloppe et de la pochette »

A l’origine, les premiers parchemins firent créés dans une abbaye au lieu-dit La Couronne près d’Angoulême. Au 19ième siècle, La Couronne va se spécialiser dans la fabrication du matériel de correspondance. En 1970, la production se faisait à St Quentin, la distribution à Roye, ceci peu rentable. Décision fut prise, après maintes et rigoureuses études, de tout centraliser à St Quentin, site bien placé pour travailler avec l’Europe. La « Compagnie Européenne de Papeteries » comprend 2 sites de production (St Quentin et Angoulême), 5 centres de repiquage (impression des logos par ex.), 5 centres commerciaux pour l’Europe, 5 centres commerciaux pour l’étranger. Elle est détenue par une Holding à capitaux européens industriels et non financiers
Le site de St Quentin s’étend sur 14 ha. Dont 3 sont actuellement bâtis. Les sols, murs, piliers, toits sont en béton sans fenêtres ce qui donne une bonne isolation. Le papier étant une matière vivante, sensible, tout a été conçu pour obtenir un degré d’hygrométrie parfait et pour la prévention des incendies (signaux visuels et sonores)
Les papiers, 20.000 tonnes, sont fabriqués sur les lieus d’abattage des arbres, Finlande, Vosges, Voiron, les Landes. Ces usines s’engagent à replanter tout arbre abattu. La Russie a été écartée du marché car elle n’a pas respecté ces règles .
L’usine tourne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, aux périodes de Noël, de Nouvel An, aux vacances, sur 14 lignes de production, ceci pour réduire les arrêts coûteux et surtout pour répondre à toute demande inopinée.
St Quentin emploie 160 personnes et l’entreprise génère des emplois induits, fournisseurs de papier, transporteurs, créateurs de machines, entretien, informatique… Sur les 160 personnes, 9 sont dans l’administration, 22 pour la logistique. Les responsables de machines doivent passer par le métier de cariste. Le poste le plus important est celui de régleur responsable de la ligne de production du début à la fin. Il doit veiller à tout, bonne marche des machines, approvisionnement en papier encres, colles etc. Dans un immense atelier, boules Quiès dans les oreilles, nous suivons les différentes étapes: les rouleaux de papier arrivent sur la bobine, c’est le bobinage, suivent le l’impression, le traçage, le découpage, le pliage, le collage, le séchage, l’emballage avec étiquetage. Deux types de machines : les anciennes, plus lentes débitent 200 à 400 pochettes à la minute et les plus récentes assurent 50% de la production journalière d’enveloppes.
La deuxième salle est l’entrepôt des encres à solvant à l’eau et de grands containers de colles diverses
La troisième salle est consacrée au recyclage Toutes les découpes appelées « gâches » représentent 17% de la production Les papiers sont triés : blancs, colorés, kraft, fenêtres en papier cristal, ils sont aspirés séparément. 3 à 4 bennes les emmènent journellement pour un recyclage en usines spécialisées. Les machines engendrent des poussières dangereuses car risque d’embrasement de l’atmosphère. Celles-ci sont aspirées et transformées en petites briquettes cylindriques pour redevenir…du papier.
La gigantesque unité de stockage contient 12.000 m2. de produits finis, 18.000 palettes de 100kgs environ constituent un mois de stock. Ceci est indispensable pour répondre à toute demande pressente ou pour garder des produits finis de clients qui n’ont pas de place pour stocker. Un cariste nous montre comment enlever et remettre une palette sur la 5ième rangée supérieure tout là-haut, une manœuvre délicate ! La Couronne peut fabriquer sur commande des produits avec logos ou avec couleurs tout est possible…les prix se discutent. Le but de l’entreprise est de satisfaire au maximum les clients C.Q.F.D.


La journée a été parfaite. Bravo et merci à nos animateurs Eugène et Raymond en rien responsables du bouchon au retour sur l’autoroute !!!.
FH

24 février 2007

Compte rendu de la Randonnée Pédestre. Lundi 19 Février 2007. (6kms)

Nous étions nombreux en arrivant à Bollezeele (bolle, nom du seigneur, zeele, demeure). Un petit vent nous accueillait. Les 6 Kms ont marché à un rythme un peu de sénateur, dans une grande plaine où la brume effaçait fermes, clochers et horizon. Dans le chemin dit « des poulets », absence totale de poulets au sens propre ... ou au figuré, quant aux poulettes, à part nous, gentes dames, pas de gallinacés en vue. Mais, face à une énorme porcherie, des carcasses de cochons pourrissaient en tas depuis huit jours aux dires de nos responsables.

En débouchant sur la place de Bollezeele, ce qui frappe, c'est l'allure bretonne de l'église Saint Wandrille, par son style gothique, la couleur tendre de ses murs et son clocher ajouré. Quel dommage que l'intérieur était si sombre, il y a tant de richesses à admirer!. L'église possède cinq retables où dans l'exubérance des détails de la décoration, sont représentés la vie du Christ, sa Résurrection, la Vierge, La Sainte Famille (le plus ancien retable de Flandre) ou les principaux saints. Les vitraux sont remarquables, de couleur vive, relatant ici, le miracle de l'enfant mort ressuscité pour recevoir le baptême là, le pèlerinage de la princesse Isabelle en 1621 ... Les visages en bois magnifiquement sculptés du Christ, de là Vierge encadrent celui de Saint Wandrille. Les orgues datent de 1669.

Derrière l'église, la Chapelle de la Source, où Marie serait apparue au XIV ième siècle et aurait délivré la ville de la peste noire. La Mairie est élégante, de style flamand, avec pignons à pas de moineaux.

Dans le décor agréable de l'Hostellerie Saint Louis le repas copieux et savoureux s'est déroulé dans la bonne ambiance aricienne habituelle.

Ensuite départ pour Cassel (castellum, château), Cassel existait déjà dès la préhistoire et ,sous les romains était devenue une place forte d'où partent sept voies en toutes directions. Ce fut une ville flamande très prospère malgré les guerres,qui deviendra française en 1678.
Sur la place, la Fontaine, de style Louis XV, est alimentée par les eaux des sources , son puits cruciforme est d'une surface de 155 m2. Son eau a approvisionné les castellois jusqu'en 1950, date d'arrivée de l'eau potable.
Il subsiste sur un côté de cette place de beaux immeubles. A l'encoignure de la rue de la Porte d'Aire, l'ancien presbytère été reconstruit avant 1631. C'est la plus ancienne maison de Cassel. Elle était la propriété du chanoine Mac Mahon du Collège de Saint Pierre, ordre religieux très riche dépendant uniquement du pape. L'hôtel Lenglé,(1634) a une façade renaissance de briques rouges et de grés encadrant les fenêtres surmontées d'un fronton en forme de coquille Saint Jacques. En cours de restauration, la grande Maison du Prévôt du Collège a gardé ses balcons et balustrades en fer forgé d'origine. Suit, l'hôtel de la Noble Cour (1560), façade en pierres taillées et haute toiture percée de dix sept petites lucarnes aveugles et d'une lucarne principale, symbole de la haute justice. Les huit fenêtres à l'étage, sont encadrées par des macarons représentant les vertus et les sept pêchés capitaux. L'hôtel d'Halluin est richement décoré. Sa façade est criblée de trous de balles et deux de ses fenêtres ont été supprimées pour en faire une entrée de garage!. L'hôtel Le Sauvage était la demeure des Filles Dévotes de Sainte Agnès. Cet édifice, restauré dans le style éclectique flamand était devenu en l'an II une auberge à l'enseigne de l'homme sauvage.
Par la ruelle étroite des arbalétriers, nous montons vers la Butte Sacrée, vers la Collégiale Notre Dame de la Crypte (XI, XII, et XVI ièmes siècles). Sur le mur extérieur du chevet, les briques disposées en large opus spicatum permettent de dater l'édifice d'avant 1072. Elle doit d'être reconnue au Patrimoine National des Monuments Historiques à cause d'une particularité. De chaque côté du portail, s'élèvent deux tourelles. Les moines grimpaient en haut de la première, faisaient leurs dévotions dans l'oratoire de Saint Michel et redescendaient par la seconde, Saint Michel n'ayant jamais vécu sur terre, il fallait le prier en hauteur!. A côté, la façade de la Chapelle des Jésuites, seul vestige d'une importante communauté.
Par la Rampe Alpine, escalier paysager de rochers et souches d'arbres en ciment armé(19ième siècle), nous arrivons au point culminant. Croyant aux vertus de l'eau ferrugineuse, on y avait bâti un grand hôtel. Il est dans un état lamentable!. Le Collège Saint Pierre ayant été démoli, on trouve à sa place un jardin, l'entrée de la crypte et le monument des trois victoires de Cassel. Plus loin, se dresse la statue équestre en bronze du Maréchal Foch qui eut à Cassel son état major durant la première guerre mondiale.

Enfin, le moulin, le Castel Meulen (18551948) est un moulin à pivot II a été entièrement restauré, son mécanisme tout en bois est remarquable. Il produit encore symboliquement de la farine. La petite promenade ludique au syndicat d'initiatives évoque tout ce qui concerne la ville (photos,plans reliefs,légendes etc), sur son blason, figurent une épée entre deux clefs qui veut dire: « repousse avec l'épée l'invasion des méchants et rassure avec les clefs les vallées de la Flandre ».

Un grand merci à Georges et Léon pour cette excellente journée.
FH

DIAPORAMA

22 février 2007

Rando Cassel


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